Ce traité renonce à créer un Kurdistan turc, qui était prévu par le traité de Sèvres. Né au XIIIe siècle, l'Empire ottoman s'étend des portes de Vienne au Yémen, de l'Algérie à l'Irak.«Homme malade » de l'Europe, il s'effondre en 1923 et cède la place à la république de Mustafa Kemal. Les juifs de Turquie n'ont jamais été inquiétés, et la Knesset, dans la crainte d'une éventuelle crise politique avec la Turquie, a plusieurs fois refusé le débat sur une journée de commémoration — donc une reconnaissance implicite — du génocide arménien dont la dernière fois le 14 mars 2007[9],[10]. Par ce traité, la Russie soviétique rend à la Turquie un territoire pris à l'Empire ottoman en 1878, peuplé de tribus arméniennes et kurdes, et les deux partis turc national et russe bolchévique s'entraident pour mettre fin aux velléités d'indépendance des peuples du Caucase, et pour chasser les Anglais des réserves de pétrole de Bakou. L'histoire turque est réécrite afin de donner des racines à cette nation, à l'instar des États occidentaux au XIXe siècle. Histoire de la Turquie, de l'Altaï à l'Europe, Ibrahim Tabet, éditions L'Archipel. L'histoire de la Turquie proprement dite est celle de la république de Turquie issue de la guerre d'indépendance turque menée par Mustafa Kemal Atatürk contre l'occupation par les Alliés de la Première Guerre mondiale de l'Empire ottoman jusqu'en 1923. Turcs, Arméniens : les violences et souffrances de guerre vues par des Français, La vision communiste du conflit turco-arménien (avant le tournant turcophobe imposé par Staline), 23 avril 1920 : la justice française condamne l’ex-archevêque Moucheg Séropian pour terrorisme, Avril 2001 : le boucher d’Orly libéré après le vote de la loi inconstitutionnelle « portant reconnaissance du génocide arménien », La nature contre-insurrectionnelle du déplacement forcé d’Arméniens ottomans en 1915. Il décide par la même occasion de supprimer les derviches tourneurs, les sectes religieuses, les couvents et les confraternités qu'il accuse d'avoir soutenu la révolte kurde. Quarante-six meneurs furent pendus sur la grande place de Diyarbakir. Des meetings de protestation se tiennent à Istanbul, tandis que des associations patriotiques se multiplient en Thrace et en Anatolie. L’accord d’association Turquie-CEE est gelé à la suite du coup d’État militaire du général Kenan Evren de 1980. Elle permet aussi d'éviter nombres d'erreurs de comptes. À l'est, il signa un autre traité avec le gouvernement bolchevik russe : le traité de Kars (1921). Mustafa Kemal décide alors d'envoyer neuf divisions dans le Kurdistan et donne l'ordre à ses soldats de réprimer les insurgés. Le 17 septembre 1961, le Premier ministre Adnan Menderes est exécuté pour violation de la constitution, ainsi que deux autres de ses ministres, Fatin Rüstü Zorlu et Hasan Polatkan. La vision fragmentée que pourraient imposer 23 chapitres confiés à presque autant de collaborateurs est compensée par un regroupement en parties bien structurées, dégageant les idées-forces et ouvrant la discussion. Tome 2 - Alphonse De Lamartine - 洋書の購入は楽天ブックスで。全品送料無料!購入毎に「楽天ポイント」が貯まってお得!みんなのレビュー・感想も満載。 Tout en affichant une position médiane auprès de l'Occident, elle continue de soutenir les groupes armées luttant contre Assad « quitte à épauler Daech »[32]. Le 1er janvier 2009 : la Turquie devient membre non-permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour deux ans. En 1921, la Russie soviétique accepte de céder à la Turquie les districts de Kars et d’Ardahan conformément au principe revendiqué par le nouvel État de condamner toutes les formes d’annexion et de donner l’indépendance aux nationalités qui la revendiquaient[1]. Le 8 juillet 1937, la Turquie, l’Irak, l’Iran et l’Afghanistan signent le traité de Sa'dabad qui prévoit entre autres une coordination de la lutte contre la « subversion » kurde. Bien que Mustafa Kemal ait proclamé la laïcité du futur État turc, le traité de Lausanne prévoit une « purification ethnique » pour « éviter de futurs conflits » : environ trois millions de personnes, les habitants de Turquie de religion chrétienne orthodoxe doivent rejoindre la Grèce, tandis qu'un demi-million d'habitants de la Grèce de religion musulmane doivent rejoindre la Turquie sans considération ethnique (la plupart étaient des Pomaks de langue bulgare). Une partie des militaires, déjà opposés à la remise en cause du kémalisme, trouvent inacceptables les méthodes employées par les dirigeants. La Turquie kémaliste se veut résolument laïque. Des cours martiales exécutèrent ou emprisonnèrent tous les Kurdes reconnus coupables d'atteinte à la sûreté intérieure de l'État. Le Parti des travailleurs du Kurdistan met en place des groupes de guérilleros en Anatolie orientale, dans la région du Kurdistan turc. De même, les juges militaires sont retirés des Tribunaux de sécurité de l'État (DGM) en 1999, puis les DGM sont supprimés en 2004[19]. En 1925, 1930 et 1937, des révoltes kurdes sont sévèrement réprimées et des dizaines de milliers de victimes sont dénombrées. Sur les trois millions de « Roumis » (nom turc des orthodoxes), la moitié rejoignit en fait non la Grèce, incapable d'en accueillir autant, mais les États-Unis. Elle est néanmoins rattrapée par le conflit avec l'attentat de Suruç en juillet 2015 qui fait plus de 30 morts relançant les critiques reprochant au régime d'Ankara sa politique « complaisante » vis-à-vis des organisations radicales en guerre contre Bachar el-Assad[27],[28]. En effet, Erdoğan intente systématiquement des procès à l'encontre des journaux d'opposition, si bien que ces journaux sont l'objet de saisies ou sont fortement pénalisés par les amendes. Le problème est pour eux de localiser la mère patrie, puisque l'on trouve des Turcs de la Serbie à la Sibérie orientale. Avec l'accord de la France, puissance mandataire de la Syrie, la Turquie a récupéré le 23 juin 1939, le sandjak d'Alexandrette, peuplé majoritairement de Turcs. La Turquie possède une longue histoire. Ces années sont marquées par la personnalité de Recep Tayyip Erdoğan, nommé Premier ministre en 2003, puis premier président de la République de Turquie, élu au suffrage universel direct en 2014. Semih Vaner a produit l’une de ces sommes, rassemblant autour de lui bon nombre des meilleurs spécialistes de la Turquie contemporaine, français et turcs. C'est le monde de l'enseignement qui est le plus touché par la purge avec la suspension de 21 738[38],[39] fonctionnaires du ministère de l'Éducation et avec l'appel du Conseil de l'enseignement supérieur à la démission de 1 577 recteurs et doyens des universités[40]. Au total, 1,5 % des fonctionnaires du ministère de l'Éducation seront suspendus. Puis il y envoya des tribunaux, dits Tribunaux d'indépendance. Elle pose de façon attendue sa candidature pour devenir membre associé de la CEE en 1959, et soutenue par les dirigeants français et allemand De Gaulle et Adenauer, elle obtient satisfaction en 1963. En politique intérieure, si le début du mandat de Recep Tayyip Erdoğan est marqué par quelques réformes politiques telles qu'un élargissement des droits des instances religieuses non musulmanes ; la réduction de 6 à 3 ans des peines de prison pour « insulte » aux forces armées et autres piliers de l'État turc ; la limitation de leur application aux insultes avec « intention » et remplacement des peines de prison de la loi relative à la presse par des amendes[33]. Ce même mois, est fondé le Parti démocrate, mouvement conservateur modéré. Cet article traite de l'histoire de la République turque de, Visées soviétiques, adhésion à l'OTAN et enjeux géostratégiques (1939-2003), Le Post-kemalisme : gouvernements militaires, question kurde et place de l'islam, La Turquie, démocratie conservatrice musulmane (2002-), « À bas la République ! Dix-sept ans après sa première demande, le Conseil européen a approuvé en décembre 2004 l'ouverture de négociations avec la Turquie, qui ont débuté le 3 octobre 2005. La Turquie moderne, fondée sous l'impulsion de Mustafa Kemal Atatürk en 1923 sur les ruines de l' Empire ottoman, défait à la suite de la Première Guerre mondiale et entaché par les génocides arménien, assyrien et grec pontique, est une république parlementaire, laïque, unitaire et constitutionnelle. Une nouvelle capitale, Ankara, est choisie, au détriment d'Istanbul, la capitale historique deux fois impériale (Empire romain d'Orient et ottoman). En 1936 la convention de Montreux confiait à la Turquie la responsabilité des détroits de la mer Noire (Bosphore et Dardanelles), convoités par Staline : les Russes ont toujours voulu un accès à la Méditerranée pour leur flotte de la mer Noire. Considers Recognizing Genocide », http://www.gauchemip.org/spip.php?article10558, « Davutoglu, le dauphin alibi d'Erdogan », « « Mavi-Marmara », l'affaire qui a consommé la rupture entre Israël et la Turquie », « Kobané, ville symbole du triple jeu de la Turquie », « La position ambiguë de la Turquie face à l'État islamique », « L’obstination turque au risque de l’isolement », « Le jeu dangereux de la Turquie avec les califoutraques islamiques finit-il par justifier que l’Union européenne rejette officiellement sa candidature ? Mais c'est plus qu'une laïcité, car elle est dynamique et autoritaire. Les lois amendées contiennent cependant des dispositions permettant d'envoyer les journalistes en prison[33]. Venus d'Asie centrale, des peuples turcs se sont installés pendant le Moyen Âge en Anatolie et dans les Balkans où ils ont islamisé et turcisé des Arméniens, des Grecs, des Lazes, des Araméens et des Slaves qui, entre 1299 et le début du xxe siècle, se sont fondus dans le creuset de l'Empire ottoman, État puissant, multiethnique et multiconfessionnel. La Turquie possède un prodigieux passé, histoire de l’Anatolie (Turquie) est l’une des plus riches du monde, car étant le prolongement de l’Asie centrale vers l’Europe, la péninsule a vu déferler sur son sol une foule de peuples dont chacun a laissé son empreinte, dans un perpétuel mouvement de balancier entre l’Europe et l’Asie, l’Orient et l’Occident. Alexandrette prend alors le nom d'Iskenderun. Tome 4 - de Lamartine a - 洋書の購入は楽天ブックスで。全品送料無料!購入毎に「楽天ポイント」が貯まってお得!みんなのレビュー・感想も満載。 En 1928, l'islam cesse d'être la religion d'État, puis, en 1937, la laïcité est inscrite dans la Constitution[7]. Les troupes italiennes débarquent en 1911 en Tripolitaine nord-ouest de la Libye actuelle et conquièrent Rhodes et le Dodécanèse. La Turquie décide alors de mener des raids aériens contre l'État islamique et profite de cette situation pour, en réalité, intensifier ses combats contre les rebelles kurdes[29],[30] en Turquie comme en Syrie pays dans lequel elle s'efforce d'empêcher la création d'un État kurde[31]. Un nouveau coup d'État a lieu en 1971 ; les militaires, constatant que leur action n'a en rien amélioré la situation, retournent dans leurs casernes l'année suivante. Entre 72 et 97 journalistes turcs sont en prison en 2012[34],[35], contre 13 fin 2002[33], l'année de l'arrivée au pouvoir de l'AKP. Jean-Paul Burdy, « Modernité autoritaire et extension des droits civiques : le suffrage universel octroyé aux femmes dans la Turquie kémaliste des années 1930 », dans Gérard Chianea et Jean-Luc Chabot (dir.). Histoire de la Turquie. Les militaires se donnent un rôle important dans la Constitution et mettent en place un Conseil de sécurité nationale (MGK) pour mettre sous contrôle le retour des civils au pouvoir.