- Émile Zola, J’accuse (1898) … » sont vendus sur le pavé parisien, Picquart est arrêté à son domicile et incarcéré au Mont-Valérien. Mais l'adhésion au geste de Zola par la population dans son ensemble est tardif, la reconnaissance de son acte n'intervenant vraiment que dans la seconde moitié du XXe siècle[69]. J’ACCUSE la mairie de m’avoir assassiné dans la fleur de l’âge. Cette lettre prouve que des fuites sont organisées vers l'ambassade d'Allemagne à Paris. Fort de ces constatations, le lieutenant-colonel Picquart prévient ses chefs. C'est que jusqu'à cette date, le romancier a ignoré pratiquement l'affaire Dreyfus. », Zola devient la cible unique des anti-dreyfusards. L'Aurore restera le chef de file des journaux dreyfusards parisiens en offrant un espace d'expression à toutes les principales figures du mouvement. Son fondateur et directeur, Ernest Vaughan, politiquement très marqué par Proudhon, avait adhéré à l'Internationale dès 1867. Le journal dispose de sa propre composition, mais pas de son imprimerie. [4] She found a suspicious bordereau (detailed listing of documents) at the German Embassy in 1894, and delivered it to Commandant Hubert-Joseph Henry, who worked for French military counterintelligence in the General Staff. Observateur attentif de cette fin de régime et de la naissance de la Troisième République, il s'est tenu à l'écart de tout engagement. Pour les dreyfusards, la nouvelle de l'engagement résolu d'Émile Zola est inespérée, et la violence conjuguée à la justesse du propos force chacun à prendre position, pour ou contre. Et c'est fini, la France a sur sa joue cette souillure. Colette Becker, Gina Gourdin-Servenière, Véronique Lavielle, « J'Accuse…! L'émotion et la surprise autour des accusations proférées par Zola sont si fortes, qu'elles entraînent, à moyen terme, un sursaut de l'opinion[50]. ... Das sagen andere Hörer zu J'accuse ! La légende, entretenue par Zola lui-même, veut que l'écrivain ait rédigé l'article « J’accuse… ! "[7] He first points out that the real man behind all of this is Major du Paty de Clam. [1][2], Alfred Dreyfus was born in 1859 in the city of Mulhouse, which was then located in the province of Alsace in northeast France. La censure est mon ennemie littéraire, la censure est mon ennemie politique. - Une citation de Victor Hugo », c'est l'affaire Dreyfus relancée. Zola states: "He was the one who came up with the scheme of dictating the text of the bordereau to Dreyfus; he was the one who had the idea of observing him in a mirror-lined room. Ils s'engagent dès lors totalement pour la réhabilitation du capitaine Dreyfus[N 12]. Il a écrit dans ses notes : « Ma lettre ouverte [« J'accuse… ! Les anti-dreyfusards trouvent immédiatement leur cible, car selon eux, Zola incarne l'image rêvée de l'adversaire. C'est le texte d'un écrivain, une vision de romancier qui transforme les acteurs du drame en personnages de roman[19]. Gagnant en puissance depuis une vingtaine d'années, la presse populaire et d'opinion franchit un nouveau cap avec « J’accuse… ! A. Pagès, « J’accuse… ! Une interjection qui, reprenant les artifices typographiques de « J’Accuse… ! En 1991, le manuscrit original[89] est racheté aux descendants de Zola 5 millions de francs avec la participation du fonds du Patrimoine du ministère de la Culture. Ce dispositif typographique, un peu oublié aujourd'hui, a marqué les contemporains de l'Affaire, et peut être comparé au logo de nos marques modernes[37]. J'accuse le général Billot d'avoir eu entre les mains les preuves certaines de l'innocence de Dreyfus et de les avoir étouffées, de s'être rendu coupable de ce crime de lèse-humanité et de lèse-justice, dans un but politique et pour sauver l'état-major compromis. Zola titled his letter "J’Accuse" (French for "I Accuse"), which was published on the front page of Georges Clemenceau's liberal Paris daily L'Aurore. En 1894, Alfred Dreyfus, officier français d’état-major d’origine alsacienne, et d'obédience judaïque, accusé à tort d’avoir livré des documents à l'Allemagne, est condamné à l'emprisonnement à perpétuité et expédié sur l’île du Diable, en Guyane française. [7], Four years after the letter was published, Zola died from carbon monoxide poisoning caused by a blocked chimney. « J’ACCUSE ! »[N 1] est le titre d'un article rédigé par Émile Zola au cours de l'affaire Dreyfus et publié dans le journal L'Aurore du 13 janvier 1898[1], n° 87, sous la forme d'une lettre ouverte au président de la République française, Félix Faure. She routinely searched wastebaskets and mailboxes at the German Embassy for suspicious documents. C'est ce verdict scandaleux qui pousse Émile Zola à intervenir de façon très forte, en s'exposant personnellement à des poursuites en cour d'assises, devant un tribunal civil et non militaire. Souvent, les articles ne sont pas signés ; et lorsqu'ils le sont, c'est au bas de la colonne, même si son auteur est renommé. Le débat est donc bien relancé, prolongé par une nouvelle étape judiciaire, dans un tribunal civil cette fois, imposée aux pouvoirs publics par un écrivain-journaliste [53]. L'audience est ouverte le 10 janvier 1898. Comme la presse cherche le scoop et les rebondissements fort nombreux, des détails sans importances sont discutés par le menu au détriment de la vision globale du récit de « l'Affaire ». Une centaine de contributions individuelles le composent, écrites par pratiquement tous ceux qui comptent en littérature française et belge[75]. Il est, en effet, jugé à plusieurs reprises car, d'une part, le procès d'assises est cassé et rejugé, et, d'autre part, plusieurs procès connexes sont intentés contre l'écrivain. Il ne dispose, en effet, d'aucune preuve en appui de ses accusations. Surtout, son éloquence en fait l'un des éditorialistes à la fois les plus respectés et les plus craints de la presse parisienne[3]. La classe de 4ème 3 a abordé, en cours de français, le genre épistolaire. Ces pages ont paru dans L'Aurore, le 13 janvier 1898. (French pronunciation: ​[ʒakyz]; "I Accuse...!") J'accuse le général de Boisdeffre et le général Gonse de s'être rendus complices du même crime, l'un sans doute par passion cléricale, l'autre peut-être par cet esprit de corps qui fait des bureaux de la guerre l'arche sainte, inattaquable. Tout a été calculé par moi, je m'étais fait donner le texte de la loi, je savais ce que je risquais. Victor Hugo est en exil sur l’île de Guernesey quand la cour de justice de l’île condamne à mort un assassin en Janvier 1854. Il espère substituer une affaire Zola aux affaires Dreyfus et Esterhazy, sur lesquelles il est interdit de revenir, puisqu'elles ont été jugées. L'impression du journal est confiée à l'imprimerie Paul Dupont, qui traite aussi la production du Radical, du Jour et de la Patrie[26]. Mieux : son observation du monde politique le rend sceptique, et il gardera toujours une once de mépris et d'incrédulité face à un personnel politique, beaucoup trop compromis à son goût. Mais ces derniers refusent de rendre l'erreur publique et insistent afin que les deux affaires restent séparées. Son éloquence agite son texte par l'usage de la grande rhétorique oratoire, pour un résultat certain[34]. Coïncidence, au moment même où les premiers exemplaires de « J’accuse… ! », s'imposant désormais comme un contre-pouvoir à part entière[66]. And he was the one whom Major Forzinetti caught carrying a shuttered lantern that he planned to throw open on the accused man while he slept, hoping that, jolted awake by the sudden flash of light, Dreyfus would blurt out his guilt. Il prend la plume et publie un article retentissant, J'accuse… Cette organisation voit officiellement le jour le 4 juin 1898 et réunit les principaux intellectuels dreyfusards autour de son président, Ludovic Trarieux. Incidentally, to out-Zola Zola was also used by the English novelist, travel writer … Publishing platform for digital magazines, interactive publications and online catalogs. ... Napoléon III & Victor Hugo (1851-1870) Second Empire - Duration: 48:29. Le camp dreyfusard cherchait à générer un engagement de ce type, souhaitait l'emblème littéraire au profit de leur cause. J'accuse enfin le premier conseil de guerre d'avoir violé le droit, en condamnant un accusé sur une pièce restée secrète, et j'accuse le second conseil de guerre d'avoir couvert cette illégalité, par ordre, en commettant à son tour le crime juridique d'acquitter sciemment un coupable. Les éditorialistes nationalistes et antisémites tels Judet, Rochefort ou Drumont, comprennent immédiatement l'importance de l'engagement de l'écrivain[55], dans sa puissance et sa détermination. In 1906, he was also awarded the Cross of the Légion d'honneur, which was for “a soldier who has endured an unparallelled martyrdom". Le support du texte d'Émile Zola est un jeune quotidien militant, le journal L'Aurore. C'est un texte politique[44]. L'Aurore défend en effet une vision formellement légaliste de l'affaire Dreyfus. » en deux jours, entre le 11 et le 13 janvier, sous le coup de l'émotion issue du verdict d'acquittement rendu au profit du commandant Esterhazy[13]. J’étais petit, timide, et avais pour unique ami mon carnet de poésie, « Les Contemplations » de Victor Hugo… He was sentenced to jail and was removed from the Légion d'honneur. Lors de ce lancement, Vaughan tient absolument à s'attacher les services de Georges Clemenceau, qui vient de faire cesser la parution de la Justice quelques mois plus tôt, après seize ans de parution et 688 éditoriaux[24]. The letter was printed on the front page of the newspaper and caused a stir in France and abr… Le principal collaborateur de Vaughan est Urbain Gohier, dont les outrances antimilitaristes feront fuir de nombreux lecteurs dreyfusards et provoqueront le départ de Clemenceau en 1899. J'accuse !..., 11-13 janvier 1898. Le premier Conseil de guerre a pu être inintelligent, le second est forcément criminel ». [8], Zola was brought to trial for libel for publishing his letter to the President, and was convicted two weeks later. Parmi eux, Anatole France, Georges Courteline, Octave Mirbeau ou Claude Monet, mais aussi Charles Péguy, Lugné-Poe, Victor Bérard, Lucien Herr ou Alfred Jarry[63]. Et autres textes dénonçant les travers de la société, "J'accuse" et autres textes citoyens, Émile Zola, Larousse. Gesamt. Au point que lorsque des anti-dreyfusards publient en réaction un périodique antisémite, le titre choisi est « psst…! PetiteBrise. [5], Émile Zola was born on 2 April 1840 in Paris. Aussi Émile Zola passe-t-il pour un redoutable escrimeur du verbe, mais sans doute pas au point d'ébranler l'échiquier politique, comme le revendiquent un Drumont ou un Rochefort. L'instrumentalisation du titre et de son effet fut du même ordre que l'usage de toutes sortes de l'affaire Dreyfus, souvent mal comprise par les récupérateurs[N 22]. Deuxième colonne, deuxième page : « J'accuse le second Conseil de guerre d'avoir couvert cette illégalité par ordre, en commettant à son tour le crime juridique d'acquitter sciemment un coupable[N 19]. Ces réactions violentes cachent mal le malaise que le coup porté par Zola ne manque pas d'installer. Sur les circonstances du procès dans lequel le colonel Georges Picquart est transformé en accusé, lire M. Thomas. Il prend la plume et publie un article retentissant, J'accuse… 5 out of 5 … Once the suit was filed, the Dreyfusards (supporters of Dreyfus) would have the opportunity to acquire and publicize the shaky evidence on which Dreyfus had been convicted. L'article, distribué dès huit heures du matin, fait toute la « une » et une partie de la seconde page du quotidien, dont 200 000 à 300 000 exemplaires s'arrachent en quelques heures à Paris. Approché par le vice-président du Sénat Auguste Scheurer-Kestner, Zola est convaincu de l'iniquité de la décision de justice ; le sénateur détient, en effet, des informations indirectes mais sûres de l'avocat Louis Leblois. L'objectif de l'écrivain est de faire comprendre l'écheveau de l'affaire Dreyfus de la manière la plus lumineuse possible. Poète et dramaturge, il a imprégné l'histoire du XIXe siècle, non seulement avec son oeuvre littéraire, mais également par son … At the end of his letter, Zola accuses General Billot of having held in his hands absolute proof of Dreyfus's innocence and covering it up. C'est un roman d'aventures décrivant les péripéties … « J’Accuse… ! On 4 June 1908, Zola's remains were laid to rest in the Panthéon in Paris. est le titre d’une lettre ouverte écrite en 1898 par Emile Zola, écrivain naturaliste engagé dans la lutte pour réhabiliter l’officier … Il s'agit d'une feuille du matin très récemment créée, à la fin du mois d'octobre 1897. Puisqu'il est en fuite, donc dans l'impossibilité de payer ses condamnations, la Justice fait saisir ses biens et les vend aux enchères. Mes nuits seraient hantées par le spectre de l'innocent qui expie là-bas, dans la plus affreuse des tortures, un crime qu'il n'a pas commis. J'accuse - L'affaire Dreyfus - Documentaire - Duration: 1:57:20. La version du 30 novembre 2011 de cet article a été reconnue comme «, Un titre percutant, « un cri pour la rue », Un article cinglant et délibérément diffamatoire, Conséquences de la publication de « J’accuse… ! [8], Zola argues Dreyfus's innocence can be readily inferred from the circumstances when he states: "These, Sir, are the facts that explain how this miscarriage of justice came about; The evidence of Dreyfus's character, his affluence, the lack of motive and his continued affirmation of innocence combine to show that he is the victim of the lurid imagination of Major du Paty de Clam, the religious circles surrounding him, and the 'dirty Jew' obsession that is the scourge of our time."[8]. Ce roman présente donc un registre pathétique. Car tactiquement, Zola, aidé de Leblois, Clemenceau et de l'état-major de l'Aurore, joue un coup d'une certaine habileté. La composition typographique en a été particulièrement soignée. Des pressions nombreuses incitent sa direction à informer le romancier que ses colonnes lui seront désormais fermées. J'accuse la censure. [7] Zola's main literary work was Les Rougon-Macquart, a monumental cycle of twenty novels about Parisian society during the French Second Empire under Napoleon III and after the Franco-Prussian War. La montée en puissance du mouvement dreyfusard, à partir de 1896, n'avait pas permis à ses adversaires d'identifier un leader sur qui déverser leur vindicte. Sur Zola jusqu'en 1898 et ses engagements, lire H. Mitterand. Dans sa première partie, il use du procédé de l'analepse, transportant le lecteur trois ans auparavant, à l'automne 1894. Finalement, les jugements successifs aboutissent d'une part à une peine d'un an de prison et 3 000 francs d'amende pour les attaques de Zola contre l'état-major (soit, avec les frais de justice, 7 555 francs[N 20]), de l'autre une condamnation à un mois de prison et 1 000 francs d'amende pour sa dénonciation des trois pseudo-experts, dont chacun doit recevoir 10 000 francs de dommages et intérêts[N 21]. [4] When the document was investigated, Dreyfus was convicted largely on the basis of testimony by professional handwriting experts:[5] the graphologists asserted that "the lack of resemblance between Dreyfus' writing and that of the bordereau was proof of a 'self-forgery,' and prepared a fantastically detailed diagram to demonstrate that this was so. Devant les risques présentés par les interrogations de l'opinion publique et l'éventuelle mise en place d'une enquête parlementaire en conséquence, il n'a d'autre choix que de faire comparaître Esterhazy en conseil de guerre. Un homme de lettres s'engage résolument dans un combat pour la justice, politique et sociale. In the letter, Zola addressed President of France Félix Faure and accused the government of anti-Semitism and the unlawful jailing of Alfred Dreyfus, a French Army General Staff officer who was sentenced to lifelong penal servitude for espionage. Il prouve, en outre, que les documents sur lesquels Judet s'appuie sont des faux grossiers en écrivant trois articles dans L'Aurore des 23 janvier[N 16], 24 janvier[N 17] et 31 janvier 1900[N 18]. Mais les grandes plumes avaient disparu : Honoré de Balzac, Guy de Maupassant, Gustave Flaubert ou même Alphonse Daudet, qui meurt à ce moment-là, en décembre 1897. Zola sait à quoi il s'expose et prévient le lecteur à l'avance. Seule une minorité salue l'action de l'écrivain. Text by Ruby Comet. Henri Mitterand emploie l'expression de « blitzkrieg du verbe »[39]. » sont retenus contre l'écrivain : « Première colonne, première page : « Un Conseil de guerre vient, par ordre, d'oser acquitter un Esterhazy, soufflet suprême à toute vérité, à toute justice. Le titrage de l'article de « une » doit en effet pouvoir se lire facilement d'assez loin sur des affiches, et surtout pouvoir se crier dans la rue. [7], Zola risked his career in January 1898 when he decided to stand up for Alfred Dreyfus. The Army stripped him of his rank in a humiliating ceremony and shipped him off to Devil's Island, a penal colony located off the coast of French Guiana in South America. Pour son article, Zola opte pour un plan simple. ». The majority of Zola’s novels were set during the period of the Second Empire. Témoin crucial du procès Zola, il comprend, à cette occasion, qu'une organisation visant à la défense des libertés individuelles doit être mise en place en France. Convert documents to beautiful publications and share them worldwide. Rien n'est là pour détourner l'attention du lecteur, aucune illustration. Probablement l'un des articles parus dans la presse les plus connus au monde[85], « J’accuse… ! Il fit Bug-Jargal. Il n'est pas, en effet, dans les usages de donner le nom de l'auteur d'un article en titre. Le premier procès se déroule du 8 au 23 février 1898, au travers de quinze audiences. C'est le gérant du journal, dont le nom sera connu essentiellement au moment du procès d'Émile Zola, comme son coaccusé, défendu par Albert Clemenceau, le frère de l'éditorialiste. Mais le procès a mis au grand jour les failles de l’accusation contre Alfred Dreyfus, ce qui a pour conséquence, quelques mois plus tard, la révision de son cas (procès de Rennes en 1899, suivi de sa grâce immédiate, et de sa réhabilitation par la Cour de cassation en 1906). Les signatures ont été recueillies par des étudiants ou de jeunes écrivains comme Marcel Proust. L'histoire écrira que c'est sous votre présidence qu'un tel crime social a pu être commis ». L'Aurore est donc un petit quotidien parisien avant tout orienté vers la vie artistique et littéraire parisienne. La gauche républicaine dans son ensemble change d'avis, éclairée par les preuves des manipulations politiques et militaires[61]. Il s'ensuit un procès, duquel Zola est acquitté, ayant réussi à établir les mensonges du journaliste, et dans lequel il apparaît que l'état-major de l'armée est à l'origine de cette campagne contre Zola. C'est aussi la raison pour laquelle ces quatre journaux portent la même adresse, celle de leur imprimeur. Cette « titraille » massive paraît comprimer le texte, austèrement aligné sur les six colonnes de la première page. Lui-même, et ceux qui l'ont alimenté en informations, ont commis d'importantes erreurs, simplement par le fait qu'ils ignoraient à cette époque une partie des circonstances et des faits. Après le retrait du Figaro, et après avoir échoué dans ses contacts avec d'autres journaux, Émile Zola songe à publier son futur texte en plaquette, puisqu'il ne dispose plus de support de presse pour exprimer son indignation. Le risque est, en effet, trop important de voir étalées au grand jour les irrégularités inadmissibles du procès de 1894[81]. Sur la poursuite de la lutte pour la réhabilitation d'Alfred Dreyfus, lire H. Mitterand, loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881, accusations sexuelles visant son réalisateur, Antisémitisme sous la Troisième République, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=J%27accuse…_!&oldid=177129553, Catégorie Commons avec lien local identique sur Wikidata, Portail:Époque contemporaine/Articles liés, Portail:France au XIXe siècle/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, 1915 : le pacifiste allemand Richard Grelling écrit un livre intitulé. Ainsi, seules dix-huit lignes du journal sur plusieurs centaines sont retenues contre Émile Zola et Alexandre Perrenx, gérant du quotidien[83]. La famille avait été exclue, les premiers dreyfusards (Forzinetti, Lazare) simplement méprisés. Reconnu avant tout comme romancier, Zola a pourtant commencé sa carrière d'homme de lettres dans la presse, dont il a compris le pouvoir croissant. Cette unanimité emporte l'adhésion quasi totale de l'opinion publique française : Dreyfus a trahi et a été justement condamné, pense-t-on. La seconde « affaire Dreyfus », celle qui va passionner les foules pendant plusieurs années, vient de commencer. Le registre dramatique est … Libéré de ses obligations ministérielles à la fin du mois d'octobre 1895, il est le seul sénateur de l'hémicycle à soutenir Auguste Scheurer-Kestner lors de son interpellation du gouvernement Jules Méline à propos de Dreyfus, à l'automne 1897. Zola proclame dès le début l'innocence de Dreyfus : « Mon devoir est de parler, je ne veux pas être complice. Sur la gauche il y a le portrait de Victor Hugo par C215, qui fait partie du parcours Illustres! Logé au 142, rue Montmartre[25], au troisième étage d'un immeuble en arrière-cour, les locaux sont modestes. « J’accuse… ! L'objet est aussi de répondre à la presse du soir, bon marché, orientée sur le fait divers, « la presse immonde[31] », majoritairement anti-dreyfusarde, dont l'usage est de titrer en très grosse force de caractère. Zola was prosecuted for libel and found guilty on 23 February 1898. Les conséquences de l'engagement de Zola ont été majoritairement difficiles pour l'écrivain. »[77]. Dès le 7 janvier, Zola expose le canevas de « J’accuse… ! Usant en effet de tous les artifices littéraires, l'écrivain montre comment le bon mot est l'outil politique par excellence. Il met aussi en cause les bureaux de l'armée responsables d'une campagne de presse mensongère, ainsi que les deux conseils de guerre « dont l'un a condamné Dreyfus sur la foi d'une pièce restée secrète, tandis que le second acquittait sciemment un coupable »[35]. Le haut commandement vole au secours d'Esterhazy. de Hugo Objet d’étude : écrire et publier contre l’injustice. Il justifie aussi la forme de son message, en une lettre ouverte au président de la République. Cependant, l'engagement relatif d'Émile Zola a indigné une partie du lectorat du Figaro. La panique est totale, notamment chez plusieurs acteurs de « l'Affaire » comme Esterhazy, qui cherche à s'enfuir. Zola J’accuse 1.